J’ai des droits, entends-moi !

J’ai des droits, entends-moi !

À l’occasion de la 31e journée internationale des droits de l’enfant, je vous partage quelques extraits du rapport annuel consacré aux droits de l’enfant en France. La Défenseure des droits, Claire Hédon et le Défenseur des enfants, son adjoint, Eric Delemar rendent public ce dernier dans cette période où nos droits sont temporairement et proportionnellement impactés.

Le 20 novembre 1989, l’ONU adoptait à l’unanimité la Convention relative aux droits de l’Enfant: les droits de chaque enfant du monde étaient désormais reconnus par un traité international, ratifié par 195 Etats ! Depuis, le 20 novembre a été déclaré Journée internationale des droits de l’enfant.

Il y un an, UNICEF appelait déjà à renforcer l’action publique française en faveur des enfants et des jeunes. L’année écoulée a vu les droits de l’enfant subir partout dans le monde les effets de la crise sanitaire, sans que la France ne fasse exception.

« Sans une action forte des gouvernements, et sans une prise de conscience de l’importance d’investir pour et dans les enfants, des décennies de progrès en leur faveur risquent d’être perdus, en France et partout dans le monde », a déclaré Sébastien Lyon, directeur général d’UNICEF France.

Si les enfants ne sont pas directement victimes du virus, ils ont vu leur quotidien bouleversé par ce dernier : La fermeture des écoles puis les protocoles sanitaires exigeants à leur réouverture ont modifié le rapport des enfants à leur scolarité. Les conséquences socio-économiques de la pandémie risquent d’avoir des effets dramatiques sur leur avenir. La crise a mis en tension la politique de protection de l’enfance dans un contexte de hausse significative des signalements pour violences intrafamiliales. 

Les déclarations de vécu de situations d’inceste progressent encore fortement, une évolution probablement due en grande partie à une libération importante de la parole”, notamment avec la vague #MeToo. Tous les scandales sexuels que l’on a connus poussent les victimes, notamment les femmes, à dire ce qui était encore indicible auparavant, en raison des ravages que peuvent provoquer ce type de révélations dans une famille”, explique au Figaro Étienne Mercier, directeur du département Opinion & Santé chez Ipsos.

Selon une enquête Ipsos pour l’association Face à l’inceste menée sur Internet sur 1033 majeurs et publiée hier :  Les chiffres sont glaçants. 

En 2020, un Français sur 10 dit avoir été victime d’inceste durant son enfance

  • 23% des participants rapportent avoir dans leur entourage une ou des personnes victimes d’agressions sexuelles commises par un membre de leur propre famille durant leur enfance.
  • Plus de 3 Français sur 10 connaissent au moins une personne victime d’inceste et 10% des sondés déclarent en avoir été eux-mêmes victimes d’inceste.

L’association met en avant cette violence intrafamiliale qui connaît une augmentation constante depuis plusieurs années. Elle s’est emparée de la problématique au début de l’an 2000 et ce diagramme est effarant.  

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Étude menée auprès de 1033 Français. Parmi ces 1033 personnes, 329 ont déclaré “connaître au moins une personne” victime d’inceste. 29% de ces 329 sondés ont déclaré avoir été eux-mêmes victime. Ipsos estime que ce pourcentage correspondrait, à l’échelle du pays, à 10% des Français.

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La prise en compte de la parole de l’enfant : une meilleure protection pour l’enfant

Les jeunes payent un lourd tribu de cette crise sanitaire et sociale. L’enfant n’est pas assez entendu et nous avons tous un rôle de prévention à jouer.

Au manque d’information et de sensibilisation de la société et des professionnels œuvrant dans le champ de l’enfance et de la jeunesse s’ajoute un manque de considération à l’égard de l’enfant et de ses opinions.

L’enfant est souvent vu comme un être vulnérable, un individu en devenir, incapable d’user de sa raison pour se forger ses propres opinions et qui ne dispose pas d’assez de connaissances pour intervenir dans les décisions qui le concernent. Pourtant les neurosciences et les recherches en psychologie ont démontré comment l’enfant peut participer d’une façon efficace et utile, aussi bien pour lui que pour la société. Arrêtons de parlons, penser pour eux…Nous avons beaucoup à apprendre d’eux. Observez comme ils réagissent face à cette crise. Leur abnégation, leur application des protocoles, leur communication qu’elle soit verbale ou non verbale. Nous avons TANT à apprendre d’eux et nous nous devons d’ETRE là pour eux.  Dédier des espaces d’échanges et de paroles. Des personnels doivent être formés à l’écoute de l’enfant et cette prévention passe par ces axes. Mais pour cela, il faut du temps consacré. 

Le présent rapport, qui vise à examiner les conditions dans lesquelles les enfants sont aujourd’hui en mesure de s’exprimer et d’être entendus individuellement et collectivement, présente 17 recommandations. La Défenseure des droits recommande notamment que :

  • les établissements scolaires veillent à ce que, dans tout processus d’orientation scolaire, les enfants soient entendus et pris en considération dans les souhaits qu’ils expriment ;
  • soit organisée une consultation des enfants en amont des projets et propositions de loi ayant une incidence directe sur leur vie quotidienne ;
  • l’audition de l’enfant, qui demande lui-même à être entendu dans le cadre d’une procédure le concernant directement soit de droit, sans qu’il ne soit plus fait référence à sa capacité de discernement ;
  • les structures accueillant ou prenant en charge les enfants se dotent d’outils d’évaluation de leur dispositif de participation des enfants et du recueil de leur parole;
  • les professionnels intervenant auprès des enfants bénéficient d’une formation initiale et continue sur les droits de l’enfant en général, sur le droit à la participation en particulier, l’écoute active et les stades de développement de l’enfant.

La parole de l’enfant doit être prise en compte de manière individuelle afin de recueillir son opinion dans les procédures qui le concernent, mais aussi de manière collective. C’est ainsi que l’enfant ou l’adolescent prendra conscience qu’il est sujet de droits mais également acteur de sa vie, et que la société se doit de respecter et de rendre effectifs ses droits.

L’absence de prise en compte de la parole des enfants, en particulier des plus vulnérables, induit une réponse inadaptée ou tardive, et risque d’accroitre son mal-être et son sentiment de ne pas être écouté, cru ou soutenu.

 => décrochage massif

« À l’heure où nous réinventons l’avenir et où nous nous préparons à un monde post-pandémie, les enfants doivent passer au premier plan. » UNICEF

Pour l’enfance, combattons le silence *

*en référence du communiqué de presse de France Inceste du 18/11/2020

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Liens utiles : 

https://facealinceste.fr/notre-association/notre-vision

https://www.defenseurdesdroits.fr/


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