Les enfants… merci

Les enfants… merci

L’annonce d’un confinement qui s’est fait dans la joie, l’excitation que ce soit par des cris, des sauts, des sourires, des regards… Le bonheur d’être à la maison avec papa et maman.

La notion de temps est oubliée, l’insouciance face à cette situation puis la prise de conscience prennent place. Les journées s’organisent, l’école se fait différemment mais elle se fait. Il y a des temps de récréations nécessaires, utiles voir essentiels. Puis, il y a la VIE à la maison au regard de cette actualité si sombre que tout le monde profite.

On se retrouve à jouer à cache-cache à 20h30 en oubliant notre corps inadapté à la taille des cachettes, à avoir des fous rires pour un rien, à se mettre à ouvrir la piscine en avril avec ce climat si propice, à se dire que l’on part en vacances en improvisant quelques jours dans le camping-car parqué dans le jardin, à observer chacun de nos semis comme de petits trésors, à faire des jeux en famille et découvrir les stratégies de chacun, à danser et faire des chorés dignes des plus grands clips, à cuisiner comme des grands chefs avec des commis hauts comme 3 pommes ou aux caractères bien déterminés,…

Puis, d’un autre côté, il y a les peurs, les angoisses, ce mot « mort » qui n’a de cesse d’être répété et entendu. La peur de sortir de chez soi, signe de l’interdit, du danger et de la mort. D’être en panique en sortant devant la maison en voyant la police ou de vous écouter parler avec votre conjoint sur votre reprise d’activité en extérieur et de s’entendre dire : « maman je veux pas que tu meurs, je t’aime reste près de nous ».
D’un côté, nos enfants vivent avec cette fragilité en l’avenir pour la plupart, depuis toujours. Et, d’un autre côté, nos enfants ont cette incroyable force du vivre avec.

Les grands-parents sont « en manque » et nos petits comprennent assez vite que cette séparation est pour le bien de tous. Néanmoins ce manque persiste. Les bisous via les écrans ne suffisent pas voire ne suffisent plus. Mais pour combien de temps ? Nos enfants ont cette patience insoupçonnée. Ils posent des questions, écoutent, observent, nous observent et patientent peut-être plus simplement que nous.

Les lessives fondent comme neige au soleil. On s’habille d’un rien avec nos vêtements les plus confortables. La famille a un total look que tout le monde en rigole du moment que l’on se sente bien. Limite quand on s’apprête, c’est jour de fête !

Le télétravail « confiné » a un caractère unique car il nous permet d’être au contact H24 de ceux que l’on aime. On râle, on hausse le ton, on marmonne, on n’avance pas comme on voudrait mais qu’est-ce qu’on aime ça quand même ! Leurs bouilles à croquer, leurs bêtises insolites, leurs estomacs sur patte, leurs mots réconfortants, leurs joies de vivre, leurs sans-filtres font de ce confinement un moment unique qui donne du sens au mot FAMILLE.
Une famille soudée que l’on prend comme une opportunité de vivre un moment unique tous ensemble.

Puis, il y a l’annonce de la reprise de l’école et là … C’est le drame, la peur, la joie de retrouver les copains et le comment ?

En effet, nous pouvons tous, en tant que parents : critiquer, menacer, supposer, parler…
Oui nous avons PEUR face à cette phase de déconfinement. PEUR face à ce manque de moyens. PEUR face à ce manque d’informations. PEUR face à ce manque d’incohérences. PEUR face à cet avenir et cette possible seconde vague. N’oublions pas pour autant la CONFIANCE. Nous pouvons tous critiquer mais est-ce que cela nous fera avancer ? Encore une fois, ce sera ensemble que nous ferons avancer les choses car il nous faut aller de l’avant.
Montrons à nos enfants que les solutions existent avec toute la prudence et la confiance qu’il est nécessaire d’avoir. Continuons à faire preuve de collaboration, de solidarité afin de trouver des solutions pour eux. Nos enfants nous portent et nous apportent tellement au cours de cette pandémie.
Apportez vos soutiens aux écoles maintenant et pour après, elles font partie de la vie de nos enfants.
Puis, n’oublions pas que pour certains enfants, ce qui vient d’être détaillé plus haut ne fait pas partie de leur quotidien et que la reprise de l’école est cette bouffée d’air, cette bouffée de vie ESSENTIELLE.

Prenez bien soin d’eux

Prenez bien soin de vous

Bérénice


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